jeudi 25 mai 2017

Relationnel

Nous allons vous faire une critique de film sur le documentaire "Visages, Villages" d'Agnès Varda, sorti en 2017 et apparaît comme film hors compétition au festival de Cannes. Les deux acteurs principaux sont donc Agnès Varda et JR. D'autre part, une autre célébrité apparaît, et c'est Matthieu Chedid, autrement dit "M" qui s'occupe de la musique du film. Cet exploit filmique nous propose un rassemblement de génération et cela est déjà un fort atout pour le documentaire. Agnès Varda est une photographe et JR un artiste faisant des photos spectaculaires sur des thèmes pour le moins originaux. L'équipe que forme les deux nouveaux acteurs est très spécifique : la personne âgée au caractère bien trempé et un personnage jeune, moderne et têtu. Ces deux personnages extraordinaires vont partir à la rencontre de différentes personnes dans les petits villages afin de coller d'énormes photos sur des murs avec la camionnette imprimante de JR. 

Tout d'abord, la démarche touchante des deux personnes donne un côté véritablement émouvant à ce documentaire. En effet, partir à la rencontre de personnes "rejetées par la société" : une personne dont toute sa rue va être détruite, un village quasiment abandonné, des ouvriers d'usine... Nous remarquons la générosité des deux "nouveaux acteurs". La démarche est magnifique : montrer en grand que l'on est finalement pas si petit. 

Ensuite, le caractère des personnages dans le documentaire peut donner un aspect comique de la chose. Agnès Varda avec son caractère très sensible et à fleur de peau mais qui peut réellement rentrer dans le lard, et JR avec un caractère bien affirmé mais avec près de 40 ans de moins. Les deux sont complices dès le début du film et cette complicité s'accroît de plus en plus. On pourrait penser à une relation grand-mère et petit fils. Par ailleurs, en regardant Agnès Varda, on l'identifie automatiquement à notre grand mère, cela nous ravive des pensées, des souvenirs. Ce film est touchant du début à la fin, et aucune mauvaise critique ne pourra être faite de notre part étant donné la démarche extraordinaire de ces  personnages. 

Pour conclure, il faut voir ce documentaire, et à consommer sans modération. Nous avons  appelé ce film "relationnel" car cela prouve que peu importe le milieu duquel nous sommes issus, nous pourrions toujours créer des relations avec n'importe quelle personne.

Joshua Mando et Justin Kleiber



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