Jeudi 25 mai à 19h30, j'ai eu l'honneur d'assister aux deux premiers épisodes de la saison 3 de Twin Peaks. Pour l'occasion le réalisateur David Lynch ainsi que l'acteur Kyle Maclachlan était présent au palais des lumières.
Tout d'abord c'est quoi Twin Peaks ?
Si vous ne savez absolument rien sur cette série dont tout le monde parle c'est probablement parce que vous étiez surement trop jeune (ou pas né) lors de sa diffusion sur le petit écran.
Considérée comme l'une des meilleurs série de l'histoire, elle s'arrête en 1992 après deux saisons. Si l'on ne connait pas la série et qu'on n'a jamais vu un seul épisode on peut se questionner sur les raisons qui ont fait de cette série un incontournable. La réponse est simple, dans le paysage télévisuel des années 90; elle était unique en son genre. Au milieu de série tel que Dallas, Deux flics à Miami ou encore Happy Days la série de David Lynch s'impose comme un OVNI de part son étrangeté et son mystère.
Le succès internationale a marqué un tournant dans le monde des séries et a influencés les scénaristes de l'époque. C'est pour cela que le succés n'est pas assuré en 2017 car parmi des séries tel que Black Mirror ou American Horror Story le réalisateur ne doit pas compter essentiellement sur le bizarre qui s'est revisité de plus en plus.
Rappel des deux premières saisons
Nous allons revenir rapidement sur l'intrigue des deux premières saisons de Twin Peaks pour les amnésiques ou ceux qui sont trop jeune pour l'avoir connu.
Dans le premier épisode, le corps de la jeune Laura Palmer reine de beauté de son lycée est découvert enroulée dans du plastique au bord du lac de la ville de Twin Peaks. L'agent Dale Cooper du FBI arrive pour s'occuper de l'affaire qu'il va directement lié à celui de Teresa Banks assasinée il y' a un an.
Les personnages sont nombreux et variés même si l'intrigue repose sur une poignée de personnages principaux. Certains personnages secondaires contriubu à l'atmosphère pesante de par leur dialogues absurde, leurs attitudes incompréhensibles ou encore leurs obsession incongru tel que Nadine la femme du garagiste obsédée par les rideaux de sa maison ou encore la dame a la buche une femme qui n'a pas de noms et tient dans ses bras une buche en permanence.
Malgré le scénario plutôt simpliste voire bancale, la série est invraisemblable et cela dès le générique où la ville apparait perdu au milieu d'une forêt dont on ne saura d'ailleurs jamais l'emplacement...
Les deux premiers épisodes de la saison 3 ( Spoiler )
Les premiers épisodes de la saison 3 reprennent sur des images familières aux anciennes saisons tel que les rideaux rouges, le sol de zébré de la "red room" et bien sur l'iconique Dale Cooper en face de Laura P almer qui lui donne rendez vous dans 25 ans.
Une question faisant écho à la situation est posé juste après "est-ce le futur ou le passé ? ", cependant cette familiarité ne dure que 10 minutes afin de raffraichir les mémoires à travers des images tel que la forêt embrumé ainsi que les lieux emblématiques de la ville comme le lycée avant de se détourner pour nous présenter de nouveaux personnages.
On se retrouve dans le Dakota du Sud où une femme est assasiné de façon atroce; sa tête posé sur un lit est complété par un corps masculins. La scène précédente se passe au cotés de la voisine qui inquiètée par l'absence de la victime appelle la police, il va s'en suivre une scène rocambolesque où la femme dérangée dirige les policiers, qui cherche le double de l'appartement, vers les mauvaise personnes. Tout cette scène est plutôt amusante et elle tranche considérablement avec la noirceur de la scène qui va suivre. L'enquête de police va finalement désigne Bill Hasting le proviseur du lycée comme coupable. Il ne comprend pas la situation et doute de lui-même tout au long de l'épisode. Pendant son emprisonnement il reçoit la visite de sa femme qui lui annonce savoir qu'il l'a trompait avec la victime et il retorque qu'elle aussi le trompe ouvertement. L'adultère prend une forme dramatique lors de cette scène où les deux personnages hurle l'un sur l'autre leurs péchés mutuels. On retrouve le regard ironique du réalisateur sur les problèmes de l'amérique. Alors que l'on s'attend à l'arrivé de l'agent Cooper, un autre personnage qui lui ressemble trait pour trait fait son apparition. Il est beaucoup plus bronzé, il a des cheveux noirs mi-long, un blouson de cuir et degage une aura sombre autour de lui.
Pendant ce temps à New York un jeune homme s'ennui devant un cube de verre surveillé par des caméras. Il avoue a une jeune femme, qui lui apporte son café chaque matin, qu'il est payé par un milliardaire pour observer le cube et le prévenir si quelque chose apparait. La femme intriguée insiste pour entrer et lorsqu'il céde à ses avances sur le canapé en face de la boîte en verre, une créature blanche avec une silhouette d'extra-terrestre en sort pour lacérer leur corps. La scène est insoutenable et extrèmement violente, le son strident ainsi que les flash d'image la rende effrayante surtout lorsqu'elle surgit en plein milieu d'une scène d'amour.
L'épisode reviens ensuite au Dakota du Sud et surtout sur le sosie de Dale. Lorsqu'on connaît la saison 2 on sait que l'agent Cooper vacillait entre sa part sombre nourrie par la possesion de Bob (le tueur de Laura Palmer) et le bien. La thématique revient sous la forme de son jumeau maléfique; un tueur redoutable qui tue de sang-froid quiconque s'oppose à lui et même ses alliés.
En parallèle le bon Dale s'ennuie dans la Black Lodge depuis 25 ans. Pour se libérer il va devoir récupérer son " doppelgänger " en le mettant hors de nuire. Il passe son temps à écouter les paroles vides de sens des habitants et les ordres dictés par un morceau de chair sur arbre appelé le "bras". Lors de l'une des dérnières scènes, Dale tente de s'enfuire et on l'obsevere courir à travers les rideaux rouges avant d'être recraché par le cube de verre.
Mon avis
Ma première impression lorsque je suis sortis de la salle et qu'on m'a demandé ce que j'en pensais la seule chose que j'ai pu dire c'était que les épisodes étaient indéscriptible mais génial. En prenant un peu de recul et en me renseignant sur la série, les éléments se sont imbriqués dans mon cerveau. Le style de David Lynch est incroyable parfois incompréhensible sur l'instant mais on ne peut pas nier le génie dérrière. Les scènes emplit de métaphore et de symbolique m'ont profondément touché et je suis reconnaissante d'avoir découvert cette série que je vais m'empresser de suivre en esperant qu'elle soit à la hauteur des deux premiers épisodes.