samedi 3 juin 2017

La balade poétique d'une rencontre atypique

Le lundi 22 mai tout les élèves ont assisté à la diffusion d'un documentaire née d'une collaboration entre la réalisatrice Agnès Varda et l'artiste Jr. 

Ce long-métrage débute originalement sur les endroits susceptible d'être le lieu de rencontre des protagonistes mais qui au final ne le seront jamais. JR un jeune artiste  s'inspire de l'art de son aînée Agnes Varda tout les deux réunis par une passion, celle de la remise en question de leurs environnement. Le film repose sur le hasard, les rencontres au coin d'une rue et les visages d'étrangers collés sur les murs. Sur la route les visages peuplant les villages s'entremêle aux paysages d'un autre monde. Entre collages inaccoutumé et bâtiment délabrés, le public se laisse entraîner dans la rêverie de deux artistes. On suit les pas d'Agnès et de Jr qui sillonne les villages français à bord de leurs camions photomaton. Ce duo surprenant entre l'ancien et le moderne est rafraîchissant. On se laisse bercé par une amitié douce marqué par une ambiance bon enfant tout au long du film à travers les taquineries du couple incongru. Chaque oeuvre devient le témoignage d'une vie ou d'une histoire parfois pour faire honneur à des récits méconnus ou oubliés. Un art éphémère pour contribuer à la postérité. 


vendredi 2 juin 2017

La série culte, 25 ans après

 
Jeudi 25 mai à 19h30, j'ai eu l'honneur d'assister aux deux premiers épisodes de la saison 3 de Twin Peaks. Pour l'occasion le réalisateur David Lynch ainsi que l'acteur Kyle Maclachlan était présent au palais des lumières.

Tout d'abord c'est quoi Twin Peaks ?

Si vous ne savez absolument rien sur cette série dont tout le monde parle c'est probablement parce que vous étiez surement trop jeune (ou pas né) lors de sa diffusion sur le petit écran.

 Considérée  comme l'une des meilleurs série de l'histoire, elle s'arrête en 1992 après deux saisons. Si l'on ne connait pas la série et qu'on n'a jamais vu un seul épisode on peut se questionner sur les raisons qui ont fait de cette série un incontournable. La réponse est simple, dans le paysage télévisuel des années 90; elle était unique en son genre. Au milieu de série tel que Dallas, Deux flics à Miami ou encore Happy Days la série de David Lynch s'impose comme un OVNI de part son étrangeté et son mystère. 

Le succès internationale a marqué un tournant dans le monde des séries et a influencés les scénaristes de l'époque. C'est pour cela que le succés n'est pas assuré en 2017 car parmi des séries tel que Black Mirror ou American Horror Story le réalisateur ne doit pas compter essentiellement sur le bizarre qui s'est revisité de plus en plus.

Rappel des deux premières saisons

Nous allons revenir rapidement sur l'intrigue des deux premières saisons de Twin Peaks pour les amnésiques ou ceux qui sont trop jeune pour l'avoir connu. 

Dans le premier épisode, le corps de la jeune Laura Palmer reine de beauté de son lycée est découvert enroulée  dans du plastique au bord du lac de la ville de Twin Peaks. L'agent Dale Cooper du FBI arrive pour s'occuper de l'affaire qu'il va directement lié à celui de Teresa Banks assasinée  il y' a un an.
 Les personnages sont nombreux et variés même si l'intrigue repose sur une poignée de personnages principaux. Certains personnages secondaires contriubu à l'atmosphère pesante de par leur dialogues absurde, leurs attitudes incompréhensibles ou encore leurs obsession incongru tel que Nadine la femme du garagiste obsédée par les rideaux de sa maison ou encore la dame a la buche une femme qui n'a pas de noms et tient dans ses bras une buche en permanence. 
Malgré le scénario plutôt simpliste voire bancale, la série est invraisemblable et cela dès le générique où la ville apparait perdu au milieu d'une forêt dont on ne saura d'ailleurs jamais l'emplacement...

Les deux premiers épisodes de la saison 3 ( Spoiler )

Les premiers épisodes de la saison 3 reprennent sur des images familières aux anciennes saisons tel que les rideaux rouges, le sol de zébré de la "red room" et bien sur l'iconique Dale Cooper en face de Laura P almer qui lui donne rendez vous dans 25 ans. 
Une question faisant écho à la situation est posé juste après "est-ce le futur ou le passé ? ", cependant cette familiarité ne dure que 10 minutes afin de raffraichir les mémoires à travers des images tel que la forêt embrumé ainsi que les lieux emblématiques de la ville comme le lycée avant de se détourner pour nous présenter de nouveaux personnages.

On se retrouve dans le Dakota du Sud où une femme est assasiné de façon atroce; sa tête posé sur un lit est complété par un corps masculins. La scène précédente se passe au cotés de la voisine qui inquiètée par l'absence de la victime appelle la police, il va s'en suivre une scène rocambolesque où la femme dérangée dirige les policiers, qui cherche le double de l'appartement, vers les mauvaise personnes. Tout cette scène est plutôt amusante et elle tranche considérablement avec la noirceur de la scène qui va suivre. L'enquête de police va finalement désigne Bill Hasting le proviseur du lycée comme coupable. Il ne comprend pas la situation et doute de lui-même tout au long de l'épisode. Pendant son emprisonnement il reçoit la visite de sa femme qui lui annonce savoir qu'il l'a trompait avec la victime et il retorque qu'elle aussi le trompe ouvertement. L'adultère prend une forme dramatique lors de cette scène où les deux personnages hurle l'un sur l'autre leurs péchés mutuels. On retrouve le regard ironique du réalisateur sur les problèmes de l'amérique. Alors que l'on s'attend à l'arrivé de l'agent Cooper, un autre personnage qui lui ressemble trait pour trait fait son apparition. Il est beaucoup plus bronzé, il a des cheveux noirs mi-long, un blouson de cuir et degage une aura sombre autour de lui.

Pendant ce temps à New York un jeune homme s'ennui devant un cube de verre surveillé par des caméras. Il avoue a une jeune femme, qui lui apporte son café chaque matin, qu'il est payé par un milliardaire pour observer le cube et le prévenir si quelque chose apparait. La femme intriguée insiste pour entrer et lorsqu'il céde à ses avances sur le canapé en face de la boîte en verre, une créature blanche avec une silhouette d'extra-terrestre en sort pour lacérer leur corps. La scène est insoutenable et extrèmement violente, le son strident ainsi que les flash d'image la rende effrayante surtout lorsqu'elle surgit en plein milieu d'une scène d'amour.

L'épisode reviens ensuite au Dakota du Sud et surtout sur le sosie de Dale. Lorsqu'on connaît la saison 2 on sait que l'agent Cooper vacillait entre sa part sombre nourrie par la possesion de Bob (le tueur de Laura Palmer) et le bien. La thématique revient sous la forme de son jumeau maléfique; un tueur redoutable qui tue de sang-froid quiconque s'oppose à lui et même ses alliés. 

En parallèle le bon Dale s'ennuie dans la Black Lodge depuis 25 ans. Pour se libérer il va devoir récupérer son " doppelgänger " en le mettant hors de nuire. Il passe son temps à écouter les paroles vides de sens des habitants et les ordres dictés par un morceau de chair sur arbre appelé le "bras". Lors de l'une des dérnières scènes, Dale tente de s'enfuire et on l'obsevere courir à travers les rideaux rouges avant d'être recraché par le cube de verre.

Mon avis

Ma première impression lorsque je suis sortis de la salle et qu'on m'a demandé ce que j'en pensais la seule chose que j'ai pu dire c'était que les épisodes étaient indéscriptible mais génial. En prenant un peu de recul et en me renseignant sur la série, les éléments se sont imbriqués dans mon cerveau. Le style de David Lynch est incroyable parfois incompréhensible sur l'instant mais on ne peut pas nier le génie dérrière. Les scènes emplit de métaphore et de symbolique m'ont profondément touché et je suis reconnaissante d'avoir découvert cette série que je vais m'empresser de suivre en esperant qu'elle soit à la hauteur des deux premiers épisodes.

vendredi 26 mai 2017

Les proies : quand la proie devient chasseur :

Ce film de Sofia Coppola se déroule en Virginie durant la guerre de sécession dans la partie sudiste des états unis . Un jour, une des élèves d'une pension de jeune fille géré par miss Martha( Nicole Kidman ) se balade dans la forêt et trouve un soldat yankee blessé qu'elle décide de ramener auprès des autres pensionnaires. Celles-ci décident après discussion et par "charité chrétienne " de ne pas le livrer aux sudistes et de veiller sur lui jusqu'à son rétablissement bien qu'il reste un ennemi.
Malgré ce fait au fur et à mesure que les blessure s du soldat (Colin Farrell ) guérissent l'ambiance dans le pensionnat se réchauffe et l'attention des 7 jeunes femmes gravite de plus en plus autour du soldat ,il obtient bientôt une position qui dépasse de beaucoup celle d'un ennemis...
Ce huit-clos surprenant nous montre une face encore inconnue de la guerre  de sécession.
La luminosité est très faible pendant la majeure partie du film et il y a beaucoup de scènes à l'intérieur et il y a peu de musique extradiégétique on se concentre surtout sur les bruits extérieurs ce qui donne une ambiance oppressante au film. Il met en avant la violence à l'échelle de 8 personnes et non à celle d'un pays tout entier ce qui choque d'avantage le spectateur mais montre aussi qu'il est plus facile de faire la guerre à  un inconnu . Ainsi il apporte aussi un message d'espoir en l'inéluctabilité des relations sociales entre deux humains vivant à proximité.De plus il montre aussi la noirceur de la nature humaine prête à tuer pour survivre. La guerre apparaît  alors comme une excuse au meurtre pur et simple .
Le titre du fiIm fait bien ressortir toute l'animalité et l'instinct de survie qui y règne : c'est tuer ou être tué. De plus, les chansons sudistes chantées tout au long du film par les filles mettent en valeur leur relation avec leurs traditions qui , on le sait , sont vouées à disparaître. Ceci est la représentation de leur défaite prochaine .
Intriguant,déstabilisant et psychologique c'est un film qui explore les tréfonds de l'âme humain et fait réfléchir sur la nature de la guerre. Les innocents n'existent pas ici...

MS

_Hikari_, un film éblouissant !

LKCe film réalisé par Naomie Kawase raconte la création d'une audiodescription d'un film afin que les acteurs puissent également profiter du film et la difficulté de trouver des mots justes.
Misako, la voix et l'écrivaine de cette audiodescription est aidée par des non-voyants et _Hikari_ montre aussi la relation entre Misako et un photographe malvoyant.Dans ce film où la vision est très importante, la photographie est excellente, notamment lors des scènes qui se passent dans la forêt ou le magnifique couché de soleil, car les contrastes et les couleurs sont très bien maîtrisés.
Naomie Kawase a réussi à mettre en avant la vue du photographe malvoyant, avec de nombreux très gros plans sur ses yeux. De plus, le spectateur voit comment le photographe voit, avec un filtre qui floute l'image, si bien que le spectateur ne peut apercevoir qu'une petite partie de ce qu'un œil normal peut voir. Cela permet au spectateur de se mettre dans la peau du personnage et de mieux le comprendre.La bande originale composée par Ibrahim Maalouf ajoute un vrai plus au film et aide le spectateur à plonger dedans.
Enfin, ce film japonais mérite sa place au festival de Cannes grâce au jeu exceptionnel des acteurs Masatoshi Nagase et Ayame Misaki.
En conclusion, ce long-métrage d'une heure quarante et une minute réalisé en 2017 reflète avec vérité le monde des malvoyants et les relations entre les personnes "dans la norme" et les handicapés sensoriels. C'est un film qui invite à réfléchir et imaginer, un film à voir !

LK

jeudi 25 mai 2017

Avertissement...

Les articles sont écrits sous la pleine et entière responsabilité de leurs auteurs, ce qui implique notamment les fautes de grammaire et d'orthographe 😎
Les professeurs accompagnateurs...

La Caméra de Claire

La Caméra de Claire parle d'un groupe d'affaires Coréen situé à Cannes, suite à sont licenciement brutale, Manhee est censé repartir en Corée mais choisît en fin de compte de reste  et afin de profiter de cette ville, elle fait la rencontre de Claire, une enseignante de musique, poète et photographe, une artiste quoi. Qui liera Manhee à son ancienne patronne et qui la soutiendra tout au long du film.

Ce que j'ai aimé :
Cette idée mis au début, que les deux amies Française viennent pour la première fois à Cannes alors que des Coréens connaissent parfaitement cette ville et y habite.
Ce film met en évidence une relation multi culturelle, et une relation d'artiste qui mène à plusieurs visions du monde.
Ce long métrage contient de très beau plan : d'ensemble qui permet de se situé sans indication (comme moi qui a su que le film se passait à Cannes dès le début).

Ce que je n'ai pas aimé :
Certaines scènes utilisaient un zoom/dézoom qui pour moi nous rappellerais que nous étions toujours dans un film, une fiction, malgré que le réalisateur utilisait le zoom délicatement. Malgré cela m'évitais donc d'être plongé dans l'histoire.
La fin était très brusque (niveau plan) elle se fige comme une série télé des années 80 qui mène au générique.

Pour conclure, c'est un film intéressant si on y creuse un peu, avec certains points négatifs comme des passages assez flou, Mais on peu en déduire que ce soit le choix du réalisateur.

Gia huy  Ly

Rencontre avec deux acteurs du film Good Time

Belle surprise ! L'acteur ET réalisateur Ben Safdie du film qu'il a coréalisé avec son frère